Des huitres à déguster en toute simplicité !

Simon Julien cultive des huîtres sur l'étang de Thau
Simon Julien cultive des huîtres sur l'étang de Thau

Simon Julien, 34 ans, et Philippe Vaudo, 55 ans, sont deux ostréiculteurs qui insufflent un vent nouveau sur l’étang de Thau !
« Nous avons fait le choix de valoriser nous-même notre production, que nous vendons en grande partie en dégustation directe. En 2009, nous avons ainsi lancé le concept de dégustation sur place dans les Halles de Sète, ce qui était encore inédit. Puis il y a six ans, nous avons eu l’idée de lancer le premier « bar à huîtres ».  L’objectif  : limiter les intermédiaires, aller au plus près des consommateurs et leur offrir des produits de première fraîcheur ! ».
Baptisé « L’Annexe », ce lieu de dégustation atypique propose des huîtres et des moules crues ou gratinées ainsi que des oursins, le tout à déguster toute l’année.

Précurseurs et passionnés

Philippe et Simon organisent également des mini-dégustations directement sur leur site de production. « Nous accueillons le public pour lui faire déguster une assiette d’huîtres accompagnée d’un verre de vin blanc. L’objectif est de le sensibiliser tout en expliquant  notre travail ». Pour répondre à la demande de leurs points de vente ainsi qu’à l’organisation de ces ateliers dégustation, les deux associés récoltent des huîtres toute l’année.
Pour cela Simon récupère du naissain, embryons d’huîtres, qu’il met en production tous les mois dans l’étang de Thau. « Ce naissain est constitué d’huîtres à peine âgées d’un an, que nous collons sur des cordes une par une avec du ciment avant de les plonger dans l’eau. Les huîtres sont alors élevées une année avant de les récolter. C’est la technique d’élevage propre à la lagune de Thau ».

Le choix de l’excellence

Animation, vente directe ou encore culture de l’huître… les journées de Philippe et Simon sont très chargées. D’autant plus que les deux associés ont fait le choix de l’excellence !
Les huîtres de Simon et Philippe sont en effet régulièrement exondés, élevés hors de l’eau,  durant leur croissance. « L’idée est de reproduire le phénomène de marée. En les sortant de l’eau une fois par semaine, les huîtres sont stressées. Du coup, elles se nourrissent davantage et font des réserves. On obtient ainsi un taux de chair plus important et une qualité gustative supérieure ».

Simon JULIEN
06 15 55 73 48
Zone conchylicole accès Est
34140 Loupian
www.huitres-bouzigues.com

 

La légende des mois en R
En 1759, suite à de nombreuses intoxications mortelles, un édit royal interdit la pêche, le colportage et la vente des huîtres du 1er avril au 31 octobre.
« À l’époque les huîtres étaient exportées à cheval dans les principales villes des France. Le transport était particulièrement long et la conservation par le froid inexistante. Voilà pourquoi, quand les huîtres voyageaient l’été, elles n’arrivaient pas très fraîches à destination ! » explique Simon. L’objectif de ce décret est également d’éviter les prélèvements pendant la période de reproduction, afin de préserver la ressource.
« Aujourd’hui, les huîtres sont consommées toute l’année car les méthodes de transport et de conservation ont bien évolué et nous maîtrisons parfaitement la reproduction qui dure seulement quelques semaines ».

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