Vers une vendange 2021 historiquement faible !

Des vendanges historiquement faibles en 2021 en raison du gel

Largement amputée par le gel printanier, la vendange 2021 devrait se situer à un niveau historiquement faible, «comprise entre 32,6 et 35,6 millions d’hectolitres», indique l’Agreste.

Encore un coup dur pour la filière. Alors que les vendanges démarrent dans certains vignobles, selon les prévisions d’Agreste (service statistique du ministère de l’agriculture), la production viticole française est estimée cette année sous les 36 millions d’hectolitres, soit une baisse de – 24 % à – 30 % par rapport à 2020. Un niveau de rendement d’une faiblesse jamais vue depuis 45 ans.
En cause, le gel printanier et la prolifération des maladies, favorisée par une météo pluvieuse.

Un rendement historiquement bas

La production viticole prévue en 2021 est historiquement basse, « inférieure à celles de 1991 et 2017 concernées elles aussi par un gel sévère au printemps », note Agreste. « Pour l’heure, le rendement serait proche de celui de 1977, année où la récolte viticole avait été réduite par un gel destructeur et des précipitations estivales abondantes » est-il ajouté.

Un gel sans précédent

Dans la première quinzaine d’avril, la quasi-totalité des bassins viticoles français avaient en effet subi plusieurs nuits consécutives de gel sévère, alors que la vigne avait déjà commencé à bourgeonner en raison d’un hiver clément. Des exploitants avaient alors tenté de sauver leur production par des braseros, des bougies ou d’autres techniques, souvent en vain. Le ministre français de l’Agriculture avait estimé qu’il s’agissait de la “plus grande catastrophe agronomique de ce début de siècle”.

Le développement des maladies de la vigne

Pour ne rien arranger, la récolte devrait être affectée aussi par les maladies de la vigne comme l’oïdium et le mildiou, favorisées par la météo estivale pluvieuse.
« Nous assistons à une succession d’aléas climatiques importants », déplore Jérôme Despey, secrétaire général du syndicat agricole majoritaire FNSEA et président de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. « C’était déjà une année difficile avec le gel. L’excès de pluviométrie a compliqué encore la situation de nombreux viticulteurs » souligne-t-il.

Des vendanges plus tardives

Jérôme Despey s’attend par ailleurs à des vendanges plus tardives qu’en 2020 – où elles avaient été particulièrement précoces. « Nous aurons dix à quinze jours de décalage par rapport à l’an passé », estime-t-il.
En France, les toutes premières vendanges viennent de commencer notamment au sud du pays, dans le vignoble de Fitou (Aude), avec un peu de retard par rapport à 2020.

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