Les vins IGP Pays de l’Hérault ont de l’ambition !

Les terroirs de l'IGP Pays d'Hérault sont magnifiques et variés - Photo © CIVL / F. Vidot

Deuxième département viticole de France et quatrième département touristique, l’Hérault pour gagner de nouveaux marchés mise sur une production de vins IGP de qualité et d’une grande diversité…

Avec un vignoble de plus de 87 000 hectares, l’Hérault est le deuxième département viticole de France (11% de la superficie viticole nationale). « Ici, le vignoble s’étend sur plus de la moitié de la surface agricole, soit 16% de la surface totale du département » précise Jean-Michel Sagnier, président de la fédération IGP 34.

Une économie étroitement liée à la viticulture

Terroir viticole historique, le vin est aujourd’hui encore, un véritable pilier économique. «L’activité viticole représente 70,6% du chiffre d’affaires de l’agriculture du département et 33% du chiffre d’affaires viticole de la région » souligne Jean-Michel Sagnier.
Plus des deux tiers des communes de l’Hérault ont en effet une vocation viticole. Le département compte ainsi une multitude de petits et moyens domaines ainsi que des caves coopératives ou particulières. Au total, 7 900 exploitations viticoles, 1400 caves particulières et 61 caves coopératives sont recensées. 

L’IGP Pays d’Hérault et les 7 IGP de territoire mettent en avant les particularités des paysages, de la nature ou encore du patrimoine héraultais. 
Il s’agit des IGP Coteaux d’Ensérune, Coteaux de Béziers, Côtes de Thongue, Côtes de Thau, Haute vallée de l’Orb, Vicomté d’Aumelas ou encore Saint-Guilhem-le-Désert.

La plus grande diversité des IGP de France

Dans le département, les IGP recouvrent près des deux tiers de la surface en production.
Parmi elles, l’IGP Pays d’Hérault est une des appellations les plus connues.
Son territoire est particulièrement vaste. Il s’étend des premiers contreforts du massif central aux zones littorales, faites de plages et d’étangs. Il présente ainsi une grande variété de sols avec, pour les plus représentatifs, les schistes acides des hauts de coteaux, les sols calcaires des plateaux, les plaines viticoles ainsi que les terrasses alluviales.
« Chacun de ces territoires a sa personnalité, ce qui permet de pouvoir proposer une grande diversité de produits. Le territoire offre d’ailleurs la plus grande diversité de vins à indications géographiques de France ! » souligne Jean-Michel Sagnier.

Signe d’origine de protection internationale, l’Indication Géographique Protégée témoigne de l’appartenance à un territoire et d’un savoir-faire certifié par l’Union Européenne. Gage de qualité, ce label est aussi un symbole de reconnaissance, il sécurise les consommateurs et garantit les produits.

Le renouvellement de l’encépagement

Une diversité qui n’a d’égale que la diversité des cépages. « Historiquement, les vignerons ont su, ici plus qu’ailleurs, évoluer et adapter l’encépagement à la demande et au goût des consommateurs . Ils ont su faire preuve d’originalité et de créativité en proposant de nouveaux assemblages ou en cultivant des variétés endémiques oubliées », souligne le président de la fédération IGP 34.
Ces valeurs d’innovation et d’anticipation trouvent aujourd’hui un écho particulier face aux contraintes environnementales et climatiques. « Les vignerons des IGP de l’Hérault sont aujourd’hui particulièrement investis dans la recherche de cépages résistants aux maladies et à la sécheresse. Ils sont également soucieux des bonnes pratiques environnementales et mènent, entre autres, des actions autour de la biodiversité ».

Carte en couleur des vins IGP de l'Hérault

Vers de nouveau marchés

Aujourd’hui, les vins IGP Pays d’Hérault présentent des profils sensoriels et aromatiques très variés. « L’IGP se décline dans les trois couleurs. Les vins rouges sont majoritaires et représentent 70% de la production. Nous produisons également des vins blancs et rosés, lesquels sont d’ailleurs en plein essor » souligne Jean-Michel Sagnier. 
Reste aujourd’hui à gagner en visibilité pour capter de nouvelles parts de marché, précise-t-il : « Toutes nos IGP de territoire sont bien implantées et reconnues au plan local, mais il s’agit désormais de s’ouvrir à de nouvelles perspectives car nous ne manquons pas d’ambition ! » 
Et pour se démarquer au près du grand publique, les idées ne manquent pas ! Les IGP de l’Hérault réfléchissent notamment, à de nouvelles alliances avec des producteurs de spécialités et produits régionaux. « L’idée est de pouvoir proposer des accords mets et vins cohérents, pour suggérer et créer des associations autour de ces accords, qui s’installent auprès des consommateurs. Il s’agit également d’aller à la rencontre des jeunes consommateurs en associant notamment nos IGP à de nouvelles boissons tendances comme les cocktails. Bref, toutes les idées sont bonnes à partir du moment où elle sont en accord avec nos convictions et nos valeurs. Car ici, notre force, c’est d’oser ! »

Depuis 2012, la Fédération IGP 34, en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc Roussillon et la chambre d’agriculture,  a ainsi mis en place un projet collectif, volontaire et ambitieux de prise en compte de la  biodiversité et de la qualité de l’eau dans les exploitations viticoles : l’outil d’autodiagnostic Biodiv’eau. 
« Il s’agit d’un outil qui permet aux vignerons de faire un état des lieux de la biodiversité sur leurs parcelles et de se rendre compte par eux même des zones à forte valeur écologique. Il permet également de déterminer les rôles et les interactions entre les espèces recensées sur l’exploitation, avec l’outil de production qu’est la vigne », précise François Teisserenc, président de l’IGP Côtes de Thongue, en charge du dossier à la Fédération  Héraultaise des IGP.

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