Coop de France Occitanie, une structure pour défendre le modèle coopératif

Boris Calmette, président de Coop de France Occitanie
Boris Calmette, président de Coop de France — Photo © Coop de France Occitanie

À l’occasion de la semaine de la coopération qui se tient du 21 au 25 octobre, nous avons rencontré le président de Coop de France, Boris Calmette. Il nous présente cette nouvelle structure et revient pour nous sur les enjeux de la coopération.

« Coop de France Occitanie est une nouvelle structure issue de la fusion de Coop de France Languedoc-Roussillon et Coop de France Midi-Pyrénées. Elle est notamment un outil de défense du modèle coopératif auprès des pouvoirs publics et de promotion auprès des agriculteurs et des consommateurs » explique Boris Calmette.

Répondre aux attentes des consommateurs

Les consommateurs sont au cœur des défis de cette nouvelle entité, dont la mission est d’analyser l’évolution de leurs comportements. L’enjeu est de mieux appréhender leurs attentes pour mieux s’y conformer. C’est le cas notamment autour des produits biologiques.
« Presque toutes nos coopératives proposent une filière bio aujourd’hui car c’est un marché qui se développe fortement sous la pression des consommateurs.
Coop de France Occitanie propose d’ailleurs des accompagnements financiers pour aider et garantir les débouchés après les trois ans de conversion » souligne Boris Calmette.

Dans le secteur du vin, un tiers des 213 coopératives ont déjà développé une gamme de vins bio. « Il faut toutefois être vigilant car le marché n’est pas totalement mûr » explique Boris Calmette. « Il faut encore structurer la transformation sur l’aval et valoriser la mise en marché », insiste-t-il.

Répondre aux défis environnementaux

Un autre des défis de Coop de France est l’accompagnement des coopératives sur les nouveaux enjeux environnementaux liés aux économies d’énergie, d’intrants et d’eau. « Les coopératives ont le souci d’une meilleure gestion des effluents et d’une meilleure adaptation des traitements des vignobles. Il est essentiel de pouvoir les accompagner tant sur le plan des compétences qu’en termes d’outils et d’innovation », précise Boris Calmette.

La coopération au service des plus petits…
Le regroupement en coopérative permet notamment de préserver les petites exploitations, parfois peu rentables, tout en leur offrant des outils technologiques à la pointe. « Le fait de s’associer permet aux vignerons qui n’ont pas les moyens de s’agrandir ou de rénover leur équipement, d’investir dans du matériel technique très performant mais aussi très coûteux, auquel il ne pourrait prétendre » explique Boris Calmette président de Coop de France.
La coopération apporte également un soutien matériel, administratif, technique et financier aux jeunes vignerons qui souhaitent s’installer et qui n’ont pas les moyens ni les compétences suffisantes pour réaliser ce projet. Elle est une véritable réponse au renouvellement des générations.

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