Dans les coulisses du Suivi Aval Qualité

Dans les locaux d'Intersud au Suivi Aval Qualité

Une des missions d’Intersud, qui regroupe les interprofessions du Languedoc-Roussillon (CIVL, InterOc et CIVR) est de suivre la qualité des vins au plus proche de l’offre consommateur. Pour ce faire, la Fédération a mis en place un Suivi Aval Qualité. Explications… 

La conformité et la qualité des vins produits en Languedoc-Roussillon doit être garantie pour le consommateur. C’est pourquoi, la Fédération Intersud, a mis en place un dispositif appelé le Suivi Aval Qualité. « Il s’agit d’une procédure de contrôle, généralisée à l’ensemble des vins depuis 2001. Celle-ci vise, après le premier filet de sécurité que constitue la délivrance de l’agrément par les interprofessions, à vérifier que les vins mis en marché sont propres à la consommation et n’ont pas subi d’altération qualitative due à de mauvaises conditions de conservation ou de transport » explique Jean-Philippe Mari, président de la commission Suivi Aval Qualité, au sein d’Intersud. 

Des échantillons prélevés en France et à l’export 

Plus de 2000 échantillons représentatifs des AOC du Languedoc et du Roussillon, des IGP Pays d’Oc et des IGP Sud de France sont ainsi prélevés chaque année en France et à l’étranger. « Cette année nous avons réalisé 5 prélèvements de 265 échantillons dans différents lieux de distribution français, hard discount compris et chez des cavistes. 3 prélèvements de 225 échantillons ont également été effectués en Suède, aux Etats-Unis et en Colombie Britannique, afin d’avoir un aperçu global du marché » précise le président de la commission Suivi Aval Qualité. 

Des contrôles particulièrement stricts 

Une dégustation à l’aveugle est ensuite organisée par un jury composé d’experts “capteurs”, de professionnels issus de la filière viticole (négociants, producteurs, œnologues, sommeliers, cavistes) et de représentants des syndicats d’appellation. « Celle-ci se tient dans un lieu anonyme et dans un cadre très strict, ayant pour but de laisser une objectivité maximale aux jurés », assure Philippe Cros, en charge de la qualité au CIVL. 
Les vins testés sont notés de 0 (rejeté) à 5 (très bon), « sachant que la note de 2.5 appelle déjà le producteur à la vigilance et l’encourage à mettre en place des mesures correctives » souligne-t-il.  

Une traçabilité des vins 

Des analyses sont ensuite effectuées sur les échantillons à défauts identifiés et « de nouveaux contrôles ont lieu ultérieurement afin de vérifier leur conformité. Si une nouvelle anomalie est constatée, le retrait du produit en cause est exigé » certifie Jean-Philippe Mari.
Les résultats sont ensuite transmis par courrier aux entreprises concernées, avec toutes les informations ainsi que le commentaire des 12 experts, afin qu’elles puissent conserver une traçabilité de leur vin.    

Un classement des défauts  

Depuis vingt ans, les contrôles menés par le Suivi Aval Qualité ont conduit à mettre en cause deux grands types de défauts. « Sur la faible proportion d’anomalie observée chaque année, une majorité de défauts proviennent de la réduction, de l’oxydation du vin ou encore de l’apparition de faux goûts. Les seconds défauts rencontrés proviennent de l’altération du vin, liée notamment à la conservation en cave ou à des défauts de vinification » précise Philippe Cros, rappelant toutefois que les chiffres du suivi aval qualité pour l’année 2019 sont bons. « Les vins du Languedoc-Roussillon obtiennent un taux d’anomalies de 3%, contre 8% en 2000. Cela veut dire que nos vignerons et nos metteurs en marché travaillent bien. D’autant plus que les résultats de notre région sont nettement meilleurs que ceux des autres régions productrices » conclut le chargé de la qualité.  

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