Des rosés aussi de garde

Un sommelier prépare une dégustation de vin rosé de garde
Un sommelier prépare une dégustation de vin rosé de garde

Un rosé de huit ans d’âge servi en entrée d’un grand restaurant ?  Impensable il y a vingt ans, pourtant certains rosés peuvent parfaitement tenir la garde. « La plupart des rosés peuvent et doivent être consommés dans les 12 mois qui suit leur année millésime. Mais de nombreux rosés sont meilleurs après un an ou deux de garde. Certains peuvent même vieillir quelques années supplémentaires. C’est le cas notamment des rosés de saignée, tels que les Cabernet d’Anjou ou des rosés de Tavel » explique Jean Guizard.
De rares cuvées élevées en barrique peuvent quant à elles affronter une très longue garde, de plus de dix ans ! « Les rosés qui passent par le bois acquièrent alors des nuances évoluées de rose fanée, de fruits secs et même des notes oxydatives pouvant évoquer le porto. Des vins de gastronomie à retrouver bien sûr chez vos cavistes » précise le directeur de la Fédération des Cavistes Indépendants.

Jean Guizard, président de la Fédération des Cavistes Indépendants et gérant de la cave Mégavins à Pérols.

Le saviez-vous ?
Le vin rosé n’est pas seulement le vin tendance du XXIème siècle. Quand les Grecs ont planté les premières vignes en Languedoc, il y a 2 600 ans, le vin qu’ils produisaient était déjà rosé !
En effet, les techniques de vinification étaient différentes à l’époque : la méthode de macération des raisins, qui donne la couleur aux vins rouges, était inconnue ou très peu pratiquée. Les vins rouges présentaient donc une teinte assez claire.
A l’époque romaine on appelait d’ailleurs le vin « vinum clarum », car le jus, issu de raisins foulés, fermentait sans matières colorantes à savoir la peau et la pulpe du raisin. De plus, l’absence de cuvaison et d’élevage en barrique limitait considérablement la coloration du vin.

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