La clairette moelleuse, un vin ressuscité !

La clairette moelleuse : grappes
La clairette moelleuse, un vin ressuscité

Jean Renaud est arrivé à la direction de la cave coopérative d’Adissan en 1991, avec pour mission de relancer la production de Clairette. « En reprenant le cahier des charges de l’appellation j’ai découvert que la tradition de produire du moelleux avait complètement disparu. Ce vin n’existait plus et ce n’était qu’un lointain souvenir. Quand j’ai émis l’idée d’en produire à nouveau, plus personne au village ne connaissait la façon d’élaborer le moelleux. Il a fallu que j’aille voir les anciens, qui jusqu’aux dernières vendanges de 1939 avaient participé à son élaboration. C’était des gens de plus de 80 ans. Au travers de leurs témoignages, de la transmission de leurs techniques et de nombreuses dégustations, nous sommes finalement parvenus à retrouver la recette traditionnelle du moelleux et nous l’avons ressuscitée ! 

Détenir une recette c’est bien mais encore faut-il pouvoir produire du vin. Or, au début personne ne voulait me laisser une vigne. C’est Jean Dardé l’actuel président, alors simple coopérateur, qui m’a fait confiance et m’a réservé un hectare et demi. La première année nous avons produit à titre expérimental une quarantaine d’hectolitres pour peu à peu arriver à 120 puis 180 hectolitres. C’est ainsi que nous avons officiellement relancé la production en 1998.
Les années suivantes le succès s’est confirmé et nous sommes passés à une moyenne de 800 hectolitres !  »

Aujourd’hui, la cave coopérative d’Adissan produit 1400 hectolitres, avec pour objectif de doubler encore la production. “En effet, le moelleux est un vin facile et gourmand qui plait beaucoup”, se félicite Jean Renaud, le directeur.

La Clairette demain ?
Nous travaillons actuellement avec Gérard Bertrand pour élaborer une nouvelle Clairette. Nous devons voir si c’est réalisable car il existe clairement un profil des vins « Gérard Bertrand ». Ce sont des vins subtils et plutôt élégants. Il faut donc travailler sur la finesse des tanins et le côté dentelle, ce qui est très délicat à faire. C’est un véritable challenge et peut-être la naissance demain d’une nouvelle identité…

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