L’Ormarine : valoriser et faire rayonner son territoire

Cyril Payon, directeur de la cave de l’Ormarine
Cyril Payon, directeur de la cave de l’Ormarine

La cave de l’Ormarine commercialise près de 70% de sa production en IGP. Une segmentation qui rime pour Cyril Payon, son directeur, avec qualité, biodiversité et respect du territoire. Explications…

Quel est la part des vins IGP produite à la Cave de l’Ormarine  et quelles sont les dénominations ?

L’an dernier, la cave de l’Ormarine a produit un total de 90 300 hectolitres de vins, sous la segmentation IGP, soit plus de 67% de notre production. Cette segmentation est clairement dynamisée par le marché des vins rosés, en forte progression partout en France.
Une dynamique qui se vérifie chez nous par une forte augmentation des volumes produits, autour de 37 800 hectolitres, contre 31 000 hl pour les vins rouges et 21 000 hl pour les vins blancs. En France, 4 bouteilles d’IGP Rosé de l’Ormarine sont ainsi vendues ou consommées par minute ! Une grande majorité de nos volumes produits est commercialisée en IGP Pays d’Oc. C’est le cas notamment de 86% de la production de vins rouges, de 81% de nos vins rosés et de 80% des vins blancs.
Les autres Indications Géographiques Protégées sont commercialisées sous la bannière IGP Pays d’Hérault, suivies d’IGP Côtes de Thau pour les blancs et rosés et de l’IGP Collines de la Moure, pour les vins rouges.

Quels sont selon vous les intérêts de produire des IGP ?

Produire des IGP permet tout d’abord à nos adhérents de valoriser leurs récoltes issues de parcelles et de vignobles qui ne se situent par sur l’aire d’appellation d’origine contrôlée du Languedoc. Il s’agit également d’une démarche qualitative. Cette segmentation est en effet réglementée par un cahier des charges stricte, qui veille au respect et au rayonnement d’un territoire à travers des vins de qualité.
En outre, les IGP permettent de correspondre véritablement aux attentes des consommateurs, tant par la diversité des cépages que par les méthodes de vinifications et les rendements.
Les vins sont gourmands et décomplexés et sont particulièrement adaptés au goût des consommateurs français, mais également étrangers.
D’ailleurs la cave de l’Ormarine exporte plus de 70% de ses IGP. Enfin, cette catégorie de vin est plus flexible et permet ainsi d’innover et d’encourager les évolutions technologiques, autour notamment des cépages résistants.

Les IGP prônent un véritable attachement à un territoire. Comment cela se traduit-il auprès de vos vignerons adhérents ?

Le vignoble de la cave de l’Ormarine se situe en grande partie sur le bassin versant de l’étang de Thau. Ce terroir remarquable abrite une faune et une flore d’une grande diversité, que nous souhaitons préserver au maximum. Cela nous impose notamment d’appliquer certaines mesures agro environnementales. Mais les viticulteurs l’ont bien compris et se sont engagés depuis plusieurs années dans la démarche Terra Vitis.
En janvier 2020, ce sont ainsi plus de 1 250 hectares qui sont labellisés. Au-delà du respect de notre environnement, il s’agit également de faire connaître et rayonner ce territoire auprès des consommateurs afin que ces derniers en soient les ambassadeurs et les premiers défenseurs. Enfin, la singularité de notre territoire va bien au-delà des vignes et nous souhaitons également y associer toute la vie gastronomique et culturelle qui en font la richesse.

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