Le marquage des vins prestigieux dans l’Antiquité

Amphore de vin marquée et numérotée

Au cours de la période hellénistique (IVe au Ier siècle avant notre ère), les grands vins étaient reconnaissables par les formes des amphores qui leurs étaient propres.
A cette époque, les contenants typiques de la Narbonnaise à présentaient un fond plat. On les appelait les « Gauloise 4 ». Ces amphores légères, d’environ 10 kilos pouvaient recevoir une trentaine de litres. Du fait de leur fragilité, on les entourait d’un paillon, sorte d’enveloppe faite de paille.
Ces amphores portaient des inscriptions, des tampons et des timbres indiquant le type de breuvage qu’elles contenaient et son origine. Ces informations étaient gravées avant la cuisson de l’argile sur l’anse ou le col de l’amphore.
De nos jours, ce cachet constitue pour les archéologues une précieuse information sur la provenance de l’amphore, l’atelier où elle a été fabriquée, donnant parfois le nom de la personne chargée d’en contrôler le contenu.
A l’époque romaine, le timbrage n’est toutefois plus systématique, il disparaît même des amphores importées d’Orient. Les timbres n’ont plus la même signification : ils désignent soit les propriétaires des grands domaines, soit les négociants. Et toutes les amphores ne sont pas marquées. Il existe heureusement d’autres moyens d’identifier les vins et d’appréhender leur commerce : les titulis, par exemple, inscriptions peintes en rouge ou en noir sur les cols d’amphores, désignent leur contenu et leur origine, renseignent sur la qualité du vin et parfois sur son âge.

L’étude des amphores (amphorologie) est une ressource précieuse pour connaître les échanges marchands et l’histoire du commerce des vins. Elle a notamment permis de dresser une cartographie des grandes routes de l’exportation du vin de la Narbonnaise.

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